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  • George

Poiret, le fou génial

Mis à jour : juil. 7

Hommage à Paul Poiret (1879-1944), le premier couturier parfumeur, avec « l’Arlequinade », dont le flacon et le coffret au décor moderniste caractéristique de la période art déco, figurent en couverture du catalogue de l’exposition de préfiguration.


Pour sa maison de parfum « Les parfums de Rosine » , d’après le prénom de l’une de ses filles, Paul Poiret fait appel dès 1914, au parfumeur Henri Alméras (1891-1965) qui fera ensuite le succès des parfums de Jean Patou.


Si Paul Poiret est non seulement un précurseur dans le domaine de la mode pour avoir entre autres libéré la femme du corset, il est aussi un génie du marketing et de la diversification avant l’heure, un champion de la promotion de ses propres créations. Bien sûr il utilise les cartes et éventails parfumés déjà en vogue, mais également toute une panoplie d’éléments de promotion et de publicité pour ses parfums. Il ira jusqu’à organiser de fastueuses et extravagantes soirées de lancement, telle la fête des « Mille et Deuxième Nuits »-. Il imaginera également des accessoires, produits par « Les Ateliers Martine », du nom d’une autre de ses filles, ou du mobilier produits par les « Ateliers Colin », du nom de son fils.


Un "fou génial", un créateur prolifique d’une excentricité incroyable, Paul Poiret, à l’ego démesuré, termine hélas sa vie, ruiné, après les années de gloire qui en firent un personnage incontournable de la vie parisienne.



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