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George Stam

Une vie passée à réunir l'une des plus belles collections de flacons de parfum au monde   [...]

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Une Fondation

Pour pérenniser la collection

et l'offrir pour la première fois aux yeux du public   [...]

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Un musée

Demain, un lieu pour révéler au public toute l'étendue et la  splendeur de la collection   [...] 

 

george stam

"Ma plus belle pièce ? Celle que je ne possède pas encore"

GEORGE STAM

Gentleman collectionneur

Tout commence avec un aspirateur qui n’aspire plus
Il y a près de 30 ans, à l’occasion d’un rendez-vous professionnel à Genève, George Stam passe devant la vitrine d’un antiquaire. Un objet ancien attire son regard. Il pénètre dans la boutique et se porte acquéreur d’un insolite aspirateur en bois de la fin du XIXème siècle. Qui n’aspire plus. Pendant la discussion, une petite vitrine contenant des flacons l’intrigue. L’antiquaire la lui ouvre et lui met entre les mains un flacon de parfum en cristal de Baccarat.

Le coup de foudre est immédiat : « j’ai été comme électrisé, subjugué par l’éclat et la beauté du cristal. C’était la toute première fois... Ce flacon avait la forme d’une tortue. Il était en cristal de Baccarat, sans étiquette, ni parfum, ni coffret. J’ai appris plus tard qu’il était sorti  en 1913 pour célébrer l’inauguration de la Maison Guerlain sur les Champs Elysées. Le lancement de ce parfum se voulait, par sa forme de tortue, un clin d’œil à la lenteur des travaux d’aménagement qui avaient pris énormément de retard. Je n’ai pas dormi de la nuit et le lendemain, je suis retourné à Genève depuis Montreux pour l’acheter. Ma première acquisition et le début d’une grande et passionnante aventure. »

Aujourd’hui, la présentation complète du « Champs-Elysées » de Guerlain se trouve dans la collection en plusieurs versions de coffrets et de tailles du flacon, un clin d’œil à cette première émotion, cette première ivresse.

L’une des plus grandes collections mondiales
Les spécialistes reconnaissent la collection George Stam comme la première au monde en présentation complète de flacons en cristal de Baccarat. Et des États-Unis au Canada et de Monaco à Hong Kong, la collection est également reconnue comme l’une des toutes premières au monde en flacons de parfumeurs, boîtes à poudre, cartes parfumées, éventails, compacts, rouge à lèvres anciens, publicités et documents. Elle se compose de plusieurs milliers d’unités au total.

Pour la partie « flacons » de la collection, le très grand nombre de pièces en cristal de Baccarat s’enrichit de pièces majeures issues des autres manufactures prestigieuses du Grand Est : Lalique, Saint-Louis, Daum et Nancy, une firme qui n’a pas survécu à la crise de 1929.

La collection se concentre sur la période de prédilection de George Stam qui débute en 1906 avec l’association de François Coty et de René Lalique, « en l’espèce la véritable naissance de la parfumerie commerciale moderne » et va jusqu’aux années 1960 et la fin des flacons bouchés à l’émeri, verre contre verre ou cristal contre cristal. La collection se compose également d’éditions limitées et de séries spéciales contemporaines des parfumeurs prestigieux : Guerlain, Dior, Chanel, Lancôme, Armani, Cartier, Maisons Lalique et Baccarat entre autres.

 

Photographies : Ludmilla Cerveny

 

fondation baccarat

Pérenniser la collection, la révéler au public

Pérenniser la collection
La dispersion d’une collection après la mort hante un jour ou l’autre chaque collectionneur. George Stam, après tant d’année passées à réunir son trésor, n’y fait pas exception : « très souvent, j’ai eu l’occasion d’acquérir en ventes aux enchères des pièces provenant de successions. Je ne voulais pas que ceci arrive à la mienne. N’ayant pas de descendants en ligne directe, j’ai commencé il y a 6 ou  7 ans à m’interroger sur la pérennité de cet ensemble. »

Paris, Grasse ou Baccarat

Approché plusieurs fois, notamment lors de prêts de pièces pour des expositions à Paris ou à Grasse par des structures disposées à recevoir la collection et développer des extensions ou des salles appropriées, George Stam a beaucoup réfléchi au fait que ces villes étaient déjà particulièrement bien dotées de musées : « depuis le tout début de la collection, la fascination que je ressentais pour le cristal, sans négliger le verre, pour les flacons de parfum d’autres fabricants, m’avait fait découvrir les manufactures de la Lorraine et de l’Alsace - aujourd’hui réunies dans le Grand Est - et prendre conscience de la valeur des Meilleurs Ouvriers de France et de leurs collègues ouvrières et ouvriers dans les ateliers. J’avais aussi réalisé qu’ils n’avaient pas toujours la reconnaissance qu’ils méritaient, parfois depuis leur siège de Paris. L’importance des savoir-faire français m’était déjà bien connue. »

Fond de dotation

Par l’intermédiaire d’une relation commune, notre amoureux du cristal de Baccarat a pu rencontrer le maire de la ville éponyme, Christian Gex, auprès de qui il s’est ouvert de ses intentions. Comprenant immédiatement l’enjeu pour sa ville et le territoire, le maire n’a évidemment pas laissé passer une telle opportunité et s’est depuis fortement impliqué dans le projet de musée du Parfum. Pour sceller cette rencontre entre une ville et un collectionneur, une fondation a été créée. La «Fondation Baccarat», actuellement au stade d’un Fonds de dotation, est constituée de la ville de Baccarat et de George Stam pour recevoir la donation d’une première partie de la collection, soit environ 1300 pièces d’exception.

 

le futur musée

Un rôle décisif dans le renforcement de Baccarat comme destination culturelle et touristique

L’exposition « Le flacon en majesté, esprit d’une collection » est une révélation. Celle d’une collection pour la première fois montrée au public dans cette ampleur mais également celle d’un projet plus ambitieux pour les collectivités locales qui portent le projet : parvenir à offrir à cette exceptionnelle collection un écrin à sa mesure : un véritable musée qui jouera un rôle décisif dans le renforcement de la destination culturelle et touristique que représente la ville de Baccarat pour la région et son territoire.

Un château au cœur des vallées du cristal
Le projet est d’ores et déjà engagé. Nombreuses sont les volontés et les forces qui œuvrent dans ce sens. La Ville de Baccarat et la Communauté de Communes en premier lieu, l’État, la Région, le Conseil Départemental et le Massif Vosgien soutiennent également l’initiative.

Construit en 1770 par l’intendant de l’évêque de Metz, le château de Gondrecourt est un édifice en grès des Vosges, de style classique du XVIIIème siècle, qui occupe une position idéale pour apporter au futur musée sa monumentalité ainsi qu’une visibilité privilégiée. Ce bâtiment, acquis par la ville de Baccarat en 2015, est parfaitement inséré dans le parcours touristique local. Il constitue une étape entre les vestiges médiévaux de la Tour des Voués, le musée gallo-romain des Sources d’Hercule, le Pôle Bijou et le musée de la cristallerie.  

Au cœur des vallées du cristal, le projet se veut une étape incontournable sur la route du Feu grâce à une sensibilisation aux savoir-faire d’excellence, particulièrement ceux liés aux techniques de fabrication et de décoration du cristal qui ont fait la renommée de Baccarat.